Accueil > Méditons un peu > Qui suis-je ? (1ère partie)

Qui suis-je ? (1ère partie)

vendredi 17 juillet 2015, par Sylvain

(ou de l’importance de mettre nos pièces dans le bon ordre)

Vous arrive-t-il parfois, devant votre miroir, d’éprouver une impression étrange, un brin vertigineuse ? Vous savez, cette sensation qui vous prend soudain à réaliser que vous êtes l’habitant du corps qui se tient en face de vous, que ce corps constitue votre enveloppe visible, qu’il est l’interface entre votre « moi » profond et ce monde physique et que, tout en faisant partie intégrante de votre personne, il n’est cependant pas « vous ».

Dans les Écritures – mais c’est probablement commun à toutes les religions du monde – de nombreux textes font état de notre nature de créatures « hybrides », à la fois charnelles et spirituelles. Autrement dit, qu’une partie de nous-mêmes est physique, constituée de matière tangible et éphémère, et que l’autre partie est au contraire immatérielle, invisible et, il faut bien le dire, extrêmement mystérieuse.

En automne 2012, un des éléments qui a provoqué un véritable bouleversement dans ma foi en Dieu et en Jésus-Christ, a été de réaliser au plus profond de moi que l’être humain est une créature spirituelle qui fait une expérience incarnée et non le contraire !
Cette prise de conscience a eu un impact déterminant sur ma manière de considérer désormais l’existence. Elle m’a très rapidement ouvert les yeux sur nombre de choses qui ne sonnaient pas juste dans ma vie, sur ce qui me détruisait spirituellement et physiquement, sur ce qui m’empêchait d’avoir une relation authentique avec l’Éternel, et qui, en conséquence directe, polluait insidieusement mes relations avec mon entourage.
Tout cela m’a alors très surnaturellement conduit sur un chemin de repentance (un de ces mots essentiels, mais rejeté, dont nous avons aujourd’hui à redécouvrir le sens), ce qui, conformément aux promesses faites dans la Bible, m’a permis de goûter très concrètement à la puissance libératrice du pardon de Dieu.

Deux ans et demi plus tard, poursuivant ma marche sur cette route, tantôt joyeuse et tantôt plus ardue, je saisis chaque jour un peu plus la nécessité qu’a l’homme de chercher à se connaître luii-même en profondeur. Car je crois fermement que c’est en découvrant qui nous sommes, et en essayant de le réaliser à nouveau chaque jour, que nous devenons capables de comprendre toujours mieux l’origine et le sens de notre existence, et que nous pouvons dès lors commencer à aimer le Créateur de l’univers, à nous aimer nous-mêmes et à aimer ceux que nous côtoyons, comme le Christ nous enjoint de le faire.

Mais pour que cette recherche de notre identité porte du fruit durable, nous ne pouvons évidemment pas rester collés à la surface de ce qui fait notre vie, nous bornant aux choses visibles et temporelles. Non, pour nous trouver, nous devons plonger dans les lieux secrets de notre être, et partir à la découverte de notre personne tout entière. En effet, un être humain ignorant le caractère éminemment spirituel de sa personne, ou ne lui accordant qu’une importance marginale, ne pourra hélas construire son identité que sur la dimension terrestre et temporelle de son existence, et, du coup, passera dramatiquement à côté de l’essentiel.

Alors, si l’idée de mieux vous connaître éveille quelque chose en vous, je vous propose de commencer par méditer le Psaume 1 (ci-dessous) en le considérant comme un poteau indicateur planté à l’embranchement de ce chemin de vie où vous vous trouvez maintenant.
Pourquoi le Psaume 1 ? Eh bien parce qu’une idée centrale que Dieu a placée dans ce Psaume est justement : « Cherche-moi et tu te trouveras ! ».

Bonne journée et à bientôt.

Heureux sera tout être humain
qui ne marche pas en suivant les conseils de ceux qui renient l’Éternel,
qui ne s’arrête pas sur le chemin de ceux qui persistent dans leurs erreurs,
Et ne s’assied pas avec ceux qui méprisent les autres,

Mais qui fonde son plaisir sur les principes de vie que lui enseigne le Seigneur, et qui les murmure dans son cœur, en toutes circonstances !

Il sera alors comme un arbre planté près des eaux courantes, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne flétrit pas.
Et tout ce qu’il fera prospèrera.

Il n’en va pas de même de ceux qui renient l’Éternel, car ils sont comme l’enveloppe du grain de blé que le vent disperse.

Ceux qui renient l’Éternel ne tiennent pas debout au jour du jugement, et ceux qui persistent dans leurs erreurs ne supportent pas la compagnie des justes.

Car le Seigneur féconde le chemin des justes, tandis que la route de ceux qui le renient les mène à leur perte.